jeudi 14 mai 2020

Quelques citations inspirantes à l'approche de la Journée nationale des Patriotes

Lundi prochain, le 18 mai, nous célébrerons la Journée nationale des Patriotes. Pour vous donner envie de lire au sujet de ces hommes qui se sont battus pour le Québec et de leurs épouses, très engagées elles aussi dans la cause, nous vous présentons quelques citations inspirantes tirées de plusieurs ouvrages.


« Les femmes n’ont peut-être pas pris les armes, mais elles ont accompli des démarches immenses pour sauver leur mari. Pour elles, la famille avant la patrie! D'autres, humbles jusqu'à l’excès, quotidiennement, inlassablement, apportèrent un peu de nourriture aux misérables qui gémirent dans les cachots jusqu'en septembre 1839. Sombres jours! L’humanité, qui avait disparu sous la gouverne du vieux gendarme, commençait à retrouver peu à peu son visage : en attendant, elle s’était "réfugiée dans le cœur des femmes". » (Henriette Cadieux – Femme patriote, épouse d’un patriote, Yolande Gingras, Éditions Point du jour, p. 13)

« Il n’y eut pas que des obligations familiales, car au milieu de celles-ci, François-Thomas Chevalier et Henriette seront témoins de la fondation de l’Association Saint-Jean-Baptiste lors d’un banquet patriotique où s’étaient réunis des personnages influents de cette époque, les Jacques Viger, Ludger Duvernay, Édouard-Raymond Fabre, Georges-Étienne Cartier et plusieurs autres qui comptent parmi les amis du couple. La fête a lieu dans le jardin de l’avocat MacDonell, rue Saint-Antoine (emplacement de l’actuelle gare Windsor) ; c’est ainsi que le 24 juin deviendra la fête nationale. » (Ibid., p. 57)



« "Monsieur, je ne perds pas un instant sans vous communiquer le résultat de la fameuse assemblée d'aujourd’hui. Il y avait différents partis qui devaient tous se réunir à la Basse-Ville. Vers midi, le parti de [John] Munn, qui était parti de [Saint-Roch], filait par la rue [Saint-Paul], où se trouve l’imprimerie du [Libéral], tous les gens de l’office avaient [cru] prudent de s’en aller de crainte d’être attaqué […]. Quand je les vis venir, avec tous leurs drapeaux, musiques, etc., le sang me bouillait dans les veines, et dans l’espèce de frénésie où j’étais, je pris une grande perche et y attachai un gros torchon gras des plus dégoûtant, et quand je vis qu’ils approchaient la porte, je me mis sur le perron et en brandissant mon drapeau, je criais de toutes mes forces hourra pour les patriotes." » (John Ryan – Capitaine, athée et patriote, José Doré, Éditions Point du jour, p. 93)



« L’année 1834 devint celle des 92 résolutions. Louis-Joseph, qui en était l’auteur, avait écrit un résumé énergique et complet de tous les griefs de la Chambre et de la province, un réquisitoire contre les abus des gouverneurs. Pour les jeunes députés, il était le modèle, "l’homme-principe", le maître. Il se dégageait de lui une impression de puissance et de dynamisme ; il était l’autorité. Les 92 résolutions ne furent pas acceptées d’emblée par la Chambre. Elles y soulevèrent une discussion orageuse et un combat acharné. » (Célébrités canadiennes – L.-J. Papineau, Nadeau Papineau, LIDEC, p. 25)


« Lorsque Durham repart, le 1er novembre 1838, John Colborne reprend les rênes de la colonie et la seconde insurrection éclate dès le 3 novembre. Le lendemain, Colborne réinstaure la loi martiale et, le 8 novembre, le Conseil spécial abolit à nouveau l’habeas corpus. Le gouverneur lance alors une vaste campagne d’arrestations arbitraires visant des individus suspectés d’agissements séditieux ou sympathiques à la cause patriote. […] Viger est pour sa part arrêté chez lui le 4 novembre 1838. Il restera en prison dix-neuf mois, jusqu’à ce que l’habeas corpus soit rétabli, en mai 1840. » (Denis Benjamin Viger – Un patriote face au Canada-Uni, Martin Lavallée, VLB éditeur, p. 61)