vendredi 15 mai 2020

D'autres citations pour souligner l'arrivée de la Journée nationale des Patriotes


« L’humble requête d’Henriette Cadieux a l’honneur d’exposer à Votre Excellence qu’elle est l’épouse infortunée de Chevalier de Lorimier qui doit subir demain la peine de mort prononcée contre lui ; qu’il n’y a que quelques années qu’ils se trouvent unis par les liens conjugaux, qu’elle est mère de trois enfants en bas âge, qui sont le fruit de son mariage avec son malheureux époux et dont le plus âgé n’a que quatre ans. » (Henriette Cadieux – Femme patriote, épouse d’un patriote, Yolande Gingras, Éditions Point du jour, p. 64, lettre d’Henriette Cadieux à John Colborne)



« Je vous conseillerais de vous rendre avec toute la diligence possible, aux Trois Rivières, si vous avez assez d’hommes ; nous vous y joindrons par des mouvements rapides, après nous être assurés de Montréal. Si vos forces ne sont pas suffisantes pour suivre cette première route, dirigez-vous sur [Saint-Hyacinthe] et, de là, vous vous rendrez à Sorel, où vous pourrez prendre vos quartiers, jusqu’à ce que vous ayez reçu nos instructions ; mais si vos forces étaient insuffisantes, dirigez-vous avec ce que vous pourrez rassembler , sur la [baie] de Missisquoi, [Saint-Jean] et [La Prairie]. Ramassez tout ce que vous pourrez ramasser d’armes à feu. » (John Ryan – Capitaine, athée et patriote, José Doré, Éditions Point du jour , p. 110, Lettre de Robert Nelson à J.B. Ryan)



« À neuf heures du matin, devant une nouvelle intervention de Nelson, plus convaincante, Papineau repartit pour Saint-Hyacinthe. Cette première bataille fut remportée par Nelson et ses hommes. Vers le milieu de l’après-midi, les troupes de Gore comptaient six morts et dix-sept blessés. Cette victoire, qui tourna à la débandade des troupes anglaises, fut la seule dans toute cette insurrection. » (Célébrités canadiennes – L.-J. Papineau, Nadeau Papineau, LIDEC, p. 32)



« La pétition des soussignés sauvages du Sault-Saint-Louis expose humblement : Que nous avons ressenti une profonde douleur en apprenant que notre Père avait résolu de mettre à mort deux des prisonniers que nous avons faits : Joseph-N. Cardinal et Joseph Duquet. Nous venons donc à notre Père pour le supplier d’épargner la vie de ces hommes infortunés. Ils ne nous ont fait aucun mal. Ils n’ont pas trempé leurs mains dans le sang de leurs frères. Pourquoi répandre le leur? S’il doit y avoir des victimes, il y en a d’autres que ces malheureux qui sont mille fois plus coupables qu’eux. » (Célébrités —Joseph-Narcisse Cardinal, Jacques Lamarche, LIDEC, p. 51)