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Les Éditions Point du jour

est une entreprise d'édition établie à L'Assomption dans Lanaudière (Québec) depuis août 2007. La maison se spécialise d'abord dans la publication de livres liés à l'histoire et à la généalogie.
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Nous offrons des services d'édition, de correction de textes, de rédaction, de traduction de l'anglais vers le français et de recherches historiques.
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mardi 21 juillet 2020

À la découverte des correspondances de Rosalie Dessaulles-Laframboise

Mes Bavardages - Lettres à mon fils Louis
Rosalie Dessaulles-Laframboise

Deux chercheurs, Anne-Marie Charuest et notre cher ami Georges Aubin présentaient à Éditions Point du jour une correspondance ciblée de Rosalie Dessaulles-Laframboise à son fils Louis établie à Ottawa; l'idée nous sembla intéressante puisque les Dessaulles-Laframboise sont des figures importantes de l'histoire de la ville de Saint-Hyacinthe. Ces lettres au fils chéri abondent d'informations sur les mœurs et coutumes de l'époque, la politique, la société maskoutaine et montréalaise, les grandes et petites misères. Rosalie ne souhaite que le succès de son fils en tout point et s'avère riche en conseils liés tant à son travail qu'à sa famille grandissante dont les enfants lui manquent énormément, la grand-mère étant à Montréal et son fils à Ottawa. Les lecteurs et lectrices enrichiront leurs connaissances sur Saint-Hyacinthe et ses familles fondatrices et se régaleront des succulentes remarques de Rosalie qui ne manque pas d'humour non plus. Ce livre est offert dans les librairies de la région de Saint-Hyacinthe et il est possible de vous en procurer auprès d'Éditions Point du jour au yogingras@videotron.ca. Coût : 25 $ + frais de livraison s'il y a lieu.


samedi 18 juillet 2020

Parution du livre sur Agathe de St-Père

Des membres de l'Atelier d'histoire de Repentigny publient, après quelques années d'intenses recherches, Agathe de St-Père (1657-1747) Seigneuresse de Repentigny et de Lachenaie - Pionnière et première femme d'affaires en Nouvelle-France. L'intérêt de ce livre se dévoile en situant Agathe de St-Père dans l'histoire de la Nouvelle-France, époque où elle s'active dans la jeune colonie sous le Régime français. Le contenu de cet ouvrage fait place à de nombreux documents d'archives inédits lesquels donnent cette crédibilité à la ''biographie''. Vous y trouverez aussi une panoplie de renseignements qui sauront vous intéresser sur l'histoire de Repentigny. La population d'ici et d'ailleurs est déjà invitée à se procurer le livre en divers points de vente, car compte tenu de la COVID-19, le lancement prévu dans le cadre des fêtes du 350de la ville de Repentigny a dû être annulé.
Où se procurer le livre : Hôtel de ville de Repentigny, à la Bibliothèque Robert-Lussier, à la Bibliothèque Edmond-Archambault et au Centre d'art Diane-Dufresne. De même, monsieur François Longpré, président de l'Atelier d'histoire de Repentigny vend des exemplaires. Vous pouvez réserver votre livre en composant le 514-717-4024.
Coût : 29,95 $ + TPS pour le livre à couverture souple et 49,95 + TPS pour le livre à couverture rigide.



lundi 18 mai 2020

Bonne Journée nationale des Patriotes!


Gilles Laporte dans Brève histoire des patriotes (Septentrion, 2015) prend le temps d’analyser la mobilisation des habitants dans chaque région du Bas-Canada. Voici ce qu’il a constaté dans Lanaudière : « À proximité des foyers d’agitation de Terrebonne et de Pointe-aux-Trembles, la mobilisation dans Lanaudière déçoit. Pourtant, les six députés patriotes de la région ne feront pas faux bond et répondront présents.
Bien qu’il soit modéré et préoccupé surtout par les questions d’éducation (fondateur du Collège de l’Assomption en 1834) le député Jean-Baptiste Meilleur honore de sa présence tous les rassemblements patriotes de son comté. L’autre député de L’Assomption, Édouard Rodier, est de son côté rien de moins que l’un des plus influents membres du Parti patriote. Il est cependant actif surtout hors du comté, participant à plus de 60 rassemblements politiques ailleurs au Bas-Canada. »


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Gilles Laporte note aussi la présence d’adversaires féroces à la cause patriote avec Joseph-Édouard Faribault et Barthélemy Joliette qui sont du camp des loyaux; élus députés et membres du Conseil législatif, entre autres, ils sont aussi très influents et prennent clairement position contre les patriotes. L’action de Joliette sera particulièrement vigoureuse en 1837, alors qu’il ne tient pas moins de treize réunions loyales visant à obtenir une déclaration de loyauté sous serment chez le plus grand nombre de citoyens possible : à Berthier, à Saint-Paul et à Lavaltrie. En refusant de prêter un tel serment, les citoyens pouvaient être condamnés pour haute trahison.

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Le très beau livre d’Anne-Marie Sicotte, Histoire des Patriotes - Un peuple libre en images,  abonde de documents d’archives, de portraits, de paysages au temps des Patriotes, un livre à se mettre sous les yeux et à lire d’un couvert à l’autre. Nous avons retenu celle-ci, parmi les 92 Résolutions : « Résolu, sur motion de Bonaventure Panet, secondé par Isidore Roy, que les habitants de ce comté ont vu avec une extrême douleur et avec l’indignation la plus profonde que, dans le choix  d’un représentant pour le Quartier-Ouest de la cité de Montréal, les électeurs ont été gênés dans leur liberté élective par l’intervention non requise, et  illégale, de la magistrature, et par la force armée, et que par  suite de cette intervention les Canadiens ont à déplorer la mort de plusieurs de leurs compatriotes tombés sous les coups de feu meurtrier du soldat, dont le devoir, , avant tout, est de protéger et non d’assassiner les citoyens. » Résolution adoptée lors de l’assemblée du comté de L’Assomption, le 10 juillet 1832.




dimanche 17 mai 2020

Citations du jour


« Le mythe autour du patriote le plus commémoré nous portait à croire que la dame qui avait accepté d’unir sa destinée à un de Lorimier et de garder la mémoire d’un époux injustement arraché à la vie, cette femme devait posséder aussi un caractère assez particulier. Faut-il la chercher parmi les 250 femmes patriotes réunies à Saint-Antoine-sur-Richelieu pour un dîner public, au cours duquel tout article importé devait être banni? Il y avait là des femmes qui suivirent volontiers les recommandations de Papineau, et qui étalèrent à qui mieux mieux leurs étoffes du pays, d’autres qui s’emparèrent des mousquets des la garde d’honneur qui les entourait et qui tirèrent un coup ou deux pour souligner les « santé » ou pour montrer leur bravoure. »
(Réf. : Gingras, Y. Henriette Cadieux, femme patriote, épouse d’un patriote, p. 13)

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Bon nombre de patriotes ont laissé des correspondances qui heureusement ont été mises au jour par de nombreux chercheurs dont Georges Aubin. Voici un extrait d’une lettre de Louis Perrault à Louis-Joseph Papineau :
                                                                                  Burlington, 19 février 1839

Mon cher M. Papineau,
J’ai reçu dans son temps votre lettre d’Albany, datée du 3 courant. Je me réjouis, avec le reste de nos compatriotes, sur votre départ pour la France. J’espère que voua aurez une traversée heureuse et que déjà tout promet que votre mission sera avantageuse pour notre malheureux pays.
   Je vous l’annonce avec peine : cinq patriotes ont encore, vendredi dernier, été immolés pour assouvir la soif de la faction qui a toujours fait le malheur du Canada. Ils sont morts avec bien du courage. Chevalier de Lorimier était du nombre. Ce pauvre infortuné écrivait à George Cartier, le soir même qu’il reçut l’arrêt fatal, entre autres choses, ‘qu’il était préparé à prendre le grand chemin de l’Éternité, qu’il se trouvait ferme et résolu et qu’il espérait continuer dans autant de force’. Puis, remerciant George pour son attention durant le procès, il le prie de se rappeler de lui après sa mort et de ne pas oublier qu’il meurt sur l’échafaud pour son pays.

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« Nous soussignés, au nom du peuple canadien, exposons que nous venons de subir une déroute près des frontières. Nous nous sommes soulevés en masse et nous le sommes encore.Nous manquons de chef ; la population américaine, le long des frontières, est hors d’exécuter la sympathie, qu’ils ont pour vous, [vu] que nous avons été trompés. Le peuple canadien s’est levé, croyant vous avoir à leur tête. Aujourd’hui, vos compatriotes gémissent de voir que vous ne venez pas de l’avant. » (John Ryan – Capitaine, athée et patriote, José Doré, Éditions Point du jour, p. 124, lettre adressée à Louis-Joseph Papineau, de la part d’une vingtaine de patriotes, dont Jeremy Bentham Ryan)


«Ô fils aîné de ma patrie! / Ô toi! de ton pays et l'orgueil et l'espoir! / Évoque ton passé comme un vivant miroir. / Un monument s'élève à ton génie, / Ce monument est immortel: / L'amour te l'érigera dans l'âme de tes frères / Comme on bâtit un saint autel / Pour transmettre à leurs fils le culte de leurs pères [...] Tel, sur le Canada, comme une étoile heureuse, / Renaît en souriant, la nuit voluptueuse, / Tu reviendras un jour, brillant de ton éclat, / Régner dans la tribune et [gouverner] l'état! » (Les Patriotes de 1837-38 en Mauricie et au Centre-du-Québec, Jean-François Veilleux, Les Éditions du Québécois, p. 165, poème À l'honorable Louis-Joseph Papineau)
 

samedi 16 mai 2020

La Journée nationale des Patriotes s'en vient


« Duquette, appelle aux cieux ta mère en cheveux blancs! / Pauvre lis emporté par un sanglant orage, / Arraché de ce globe à peine à tes vingt ans, / Tu t’élanças aux cieux comme un calme nuage/ Pour laisser dans nos cœurs des regrets éternels, / Avoir là-haut un trône, ici-bas des autels! / Adieu tendre holocauste, écoute mon délire/ Et recueille en ton sein quelques sons de ma lyre! […] / Et toi, Lorimier, pends ton sublime essor : /Avant d’aller aux cieux, on gravit le Thabor! » (Les Patriotes de 1837-38 en Mauricie et au Centre-du-Québec, Jean-François Veilleux, Les Éditions du Québécois, p. 175, extrait du poème « Les douze martyrs »)


« 11 novembre 1838 : Escarmouche à Châteauguay. On raconte aussi qu’à l’époque, la plupart des Italiens du Bas-Canada, peu nombreux soient-ils, sont patriotes et aubergistes. C’est ainsi que, parmi eux, Antonio Merizzi jouera un rôle clé en contribuant à nourrir des milliers de combattants patriotes en novembre 1838. Jusque-là, le restaurateur de Napierville avait surtout participé à des assemblées politiques. Lors du second soulèvement, sa région est toutefois au cœur d’un dispositif militaire patriote. » ( Ibid., p. 109)

À Châteauguay, le député Joseph-Narcisse Cardinal (brigadier-général de l’armée patriote) et Joseph Duquette, à la tête de 80 hommes environ- la plupart des Frères Chasseurs- se rendent dans la réserve iroquoise pour acquérir des armes et désarmer les Amérindiens. Les Patriotes se font trahir par les Amérindiens Mohawk à Caughnawaga (Kanawake), déjà prévenus et qui leur avaient tendu un piège : 64 Patriotes sont faits prisonniers puis ramenés, le jour même, aux autorités puis à la prison de Montréal. (Ibid., p. 103)


« Aujourd’hui des assassins avides de sang viennent m’arracher de tes bras ; ils ne pourront jamais m’ôter de ton cœur, j’en ai la conviction. Ils viennent t’arracher ton soutien et ton protecteur ainsi que celui de mes chers petits enfants ; la providence et les amis de la Patrie y pourvoiront. Ils ne m’ont seulement pas donné le temps de voir mes deux chères petites filles pour les serrer contre mon cœur paternel et leur donner un dernier adieu. Je suis privé de voir mon bon vieux père, mes frères et sœurs pour leur faire mes adieux. Ah! Cruelle pensée! Cependant je leur pardonne tous du profond de mon cœur. » (Henriette Cadieux — Femme patriote, épouse d’un patriote, Yolande Gingras, Éditions Point du jour, p. 165, Lettre de Chevalier de Lorimier à Henriette Cadieux)